Pour les médecins

Le patient entre déjà préparé

Dans un cabinet, deux personnes vivent la même demi-heure de façon opposée : le patient ne fait rien, le médecin n’a le temps de rien. Dokto emploie ce temps d’attente à conduire l’entretien que vous conduiriez — depuis quand, comment ça a commencé, ce que vous prenez, ce qui vous inquiète — et vous remet une synthèse d’une page à lire en trente secondes avant d’ouvrir la porte.

Le problème, en trois chiffres

  • 27 %du temps de journée passé en face-à-face avec le patient
  • 49,2 %sur le dossier informatisé et les tâches de bureau
  • 430 hd’observation directe, chronomètre en main

Ces chiffres viennent d’une étude de chronométrage sur 57 médecins de quatre spécialités (Sinsky et al.). Le système de santé n’est pas le nôtre et le chiffre ne se transpose pas tel quel — l’ordre de grandeur, lui, se retrouve partout où la mesure a été refaite : le temps clinique est minoritaire dans la journée d’un médecin.

Sur ce temps clinique déjà minoritaire, une part fixe part dans le recueil : la chronologie, les traitements en cours, le motif réel. Ce sont des informations qui existent déjà, complètes, dans la tête de la personne assise dans le couloir.

Comment ça se passe

  1. Le patient scanne un QR code en salle d’attenteAucune application à installer, aucun compte à créer, aucun e-mail demandé. Il peut refuser : la consultation se déroule alors comme avant.
  2. Il raconte son histoire à un entretien qui l’écoutePas un questionnaire à cases : un entretien question par question, où la troisième réponse détermine la quatrième question. Cinq à dix minutes selon le motif, interruptible à tout moment.
  3. Vous recevez une synthèse structurée d’une pageMotif, histoire de la maladie, antécédents et traitements déclarés, éléments d’alerte relevés dans ses propos, et ce qu’il attend de la consultation. Trente secondes de lecture.
  4. Le patient repart avec son compte-renduL’autre bout du problème : ce qui se dit en consultation est mal mémorisé (Kessels), et une trace écrite compense une partie de cette perte.

Ce que la littérature permet de dire — et ce qu’elle interdit

Préparer un patient avant sa consultation n’est pas une intuition d’éditeur de logiciel : c’est une intervention évaluée depuis vingt ans. La synthèse de référence rassemble 33 essais randomisés et 8 244 patients ; elle montre plus de questions posées et plus de satisfaction, de façon significative mais d’ampleur modeste (Kinnersley et al.).

L’essai le plus instructif est celui dont le résultat principal est négatif : les patientes préparées n’ont pas posé plus de questions, mais elles ont plus souvent exposé leur ordre du jour et repris les mots du praticien, et l’information reçue en retour a été plus spécifique — sans que la consultation dure plus longtemps (Albada et al.). C’est le résultat qui compte pour un cabinet : la préparation ne rallonge pas, elle réoriente.

Côté IA, l’étude la plus forte est celle publiée dans Nature en 2025 : un système conversationnel dédié y est jugé supérieur à des généralistes sur la quasi-totalité des axes évalués (Tu et al.). Elle a été conduite sur des acteurs-patients en consultation écrite, pas sur des patients réels, et ses auteurs écrivent eux-mêmes qu’elle n’autorise aucune substitution.

Ce que l’outil s’interdit

La question qui décide, quand on installe un outil dans une salle d’attente, n’est pas ce qu’il sait faire mais ce qu’il refuse de faire — parce que c’est elle qui détermine la responsabilité de celui qui l’installe.

  • Aucun diagnostic, ni au patient ni au médecin, même au conditionnel, même dans une liste.
  • Aucun tri : ni score d’urgence, ni ordre de passage, ni recommandation de créneau.
  • Aucun conseil au patient : pas de conduite à tenir, pas de posologie, pas de « ce n’est probablement rien ».
  • Aucune autonomie : la synthèse est un point de départ à vérifier, et elle porte la mention de son origine.

La seule exception va dans l’autre sens : devant un signe d’urgence vitale, l’entretien s’arrête et renvoie au 15. Le détail de ces règles est dans « Ce qu’une IA ne doit pas faire dans un cabinet ».

Ce que comprend l’installation

Tout est fourni. Il n’y a ni matériel à acheter, ni logiciel à poser sur les postes du cabinet, ni intervention sur votre réseau — et pas de tablette : le téléphone du patient est déjà dans sa poche, déjà chargé, et déjà à lui.

Dans la salle d’attente

  • Les affiches au QR code de votre structure, deux formats
  • L’entretien conduit question par question, en français
  • L’arrêt automatique devant un signe d’urgence vitale
  • Le compte-rendu remis au patient

Côté praticien

  • L’espace où chacun retrouve ses patients du jour
  • La synthèse d’une page, structurée, en PDF
  • Les documents de conformité, transmis avant l’installation
  • Un interlocuteur unique, qui connaît votre installation

Le déroulé complet — ce que voit le patient, ce que fait le secrétariat, comment se passe la mise en service — est détaillé dans « Installer Dokto en salle d’attente ».

Comment on démarre

  1. Un échange de trente minutesVotre organisation, vos motifs de consultation les plus fréquents, ce que vous voudriez trouver écrit sur la feuille en ouvrant la porte. C’est cet échange qui règle la synthèse sur votre pratique.
  2. Les documents, avant tout le resteContrat de sous-traitance et réponses écrites aux huit points de conformité. Votre délégué à la protection des données doit pouvoir les lire avant que vous signiez, pas après.
  3. La mise en place, en une séanceLes affiches arrivent, les comptes praticiens s’ouvrent, le secrétariat reçoit sa consigne unique. Rien à installer sur vos postes.
  4. Un point à quatre semainesCe qui est lu, ce qui est faux, ce que les patients ne font pas. Si ça n’apporte rien, on le dit et on s’arrête — un outil qui se prolonge sans effet mesurable ne sert ni à vous ni à nous.

Installer Dokto dans votre salle d’attente

Laissez-nous vos coordonnées : nous vous rappelons sous 48 h ouvrées pour l’échange de trente minutes, et nous vous transmettons les documents de conformité avant toute décision.

Les articles du dossier

Le raisonnement complet, article par article. Un médecin sceptique a intérêt à commencer par les deux derniers.

Questions fréquentes

Est-ce que Dokto pose un diagnostic à ma place ?

Non, et c’est une contrainte de conception, pas une mention légale. L’entretien recueille et structure ce que le patient dit ; la synthèse qui vous est remise ne contient aucune hypothèse diagnostique, aucun degré d’urgence et aucune conduite à tenir. Elle se lit comme un propos rapporté, à vérifier, jamais comme un avis.

Que se passe-t-il si le patient décrit une urgence vitale ?

L’entretien s’interrompt et affiche le 15 et le 112. Ce n’est pas un tri — l’outil ne dit pas que le patient est prioritaire, il refuse de continuer. La question est réelle même dans une salle d’attente : il peut s’écouler vingt minutes entre le moment où quelqu’un décrit une douleur thoracique et celui où il est appelé.

Est-ce que ça ajoute du travail à mon secrétariat ?

Non, et c’est un objectif de conception : toute installation qui ajoute une tâche au secrétariat s’arrête d’elle-même en trois semaines. Pas de compte à ouvrir, pas de liste à tenir. Il faut simplement que quelqu’un dise au patient qu’il peut préparer sa consultation en scannant l’affiche.

Où sont hébergées les données de santé ?

Chez un hébergeur certifié HDS. Nous répondons par écrit, avant toute installation, aux huit points de conformité listés dans notre check-list — hébergeur et numéro de certificat, localisation des serveurs et des sauvegardes, fournisseur du modèle et nature de ce qui lui est transmis, contrat de sous-traitance, durées de conservation, qualification réglementaire, modalités de refus par le patient, contenu de nos journaux d’exploitation.

Combien de temps je gagne par consultation ?

Nous ne le promettons pas. Les essais publiés sur la préparation du patient avant consultation ne montrent pas de raccourcissement systématique : ce qui change, c’est le contenu de l’entretien, pas sa durée. Un cabinet qui installerait l’outil pour caser un patient de plus par heure serait déçu.

Combien ça coûte ?

Un abonnement par praticien, dégressif selon la taille de la structure, sans matériel à acheter ni frais d’installation. Nous établissons le tarif lors de l’échange de trente minutes, une fois connus le nombre de praticiens concernés et votre volume de consultations — un cabinet de groupe et un exercice seul ne paient pas la même chose, et annoncer un chiffre unique sur une page web n’aurait pas de sens.

Sur quoi est-ce que je m’engage ?

Sur rien avant le point à quatre semaines. Les documents de conformité vous sont transmis avant toute décision, et l’installation s’arrête sur simple demande — sans préavis, sans pénalité et sans que vos données restent chez nous. Un outil de préparation qui aurait besoin d’un engagement long pour être adopté serait un outil qui ne sert à rien.

Le patient peut-il refuser ?

Toujours, sans justification et sans la moindre conséquence sur sa prise en charge. Un patient qui ne scanne pas est un patient ordinaire : la consultation se déroule exactement comme avant. Un outil qu’on ne pourrait pas refuser ferait de la préparation une condition d’accès aux soins, ce qui serait inacceptable et juridiquement intenable.

Sources

Chaque référence a été vérifiée sur PubMed. La phrase sous chaque entrée dit ce que l’étude a mesuré, pas ce qu’on aimerait qu’elle dise.

  1. Sinsky C, Colligan L, Li L, et al. Allocation of Physician Time in Ambulatory Practice: A Time and Motion Study in 4 Specialties Ann Intern Med. 2016;165(11):753-760. PMID 27595430.57 médecins observés pendant 430 heures : 27 % du temps de journée passé en face-à-face avec le patient, 49,2 % sur le dossier informatisé et les tâches de bureau.Lire sur PubMed
  2. Kinnersley P, Edwards A, Hood K, et al. Interventions before consultations to help patients address their information needs by encouraging question asking: systematic review BMJ. 2008;337:a485. PMID 18632672.33 essais randomisés, 8 244 patients. Préparer le patient avant la consultation augmente le nombre de questions posées et sa satisfaction — de façon significative, mais d’ampleur modeste.Lire sur PubMed
  3. Albada A, van Dulmen S, Ausems MGEM, Bensing JM. A pre-visit website with question prompt sheet for counselees facilitates communication in the first consultation for breast cancer genetic counseling: findings from a randomized controlled trial Genet Med. 2012;14(5):535-542. PMID 22241101.Essai randomisé, 192 patientes. Le groupe préparé n’a pas posé plus de questions, mais a plus souvent exposé son ordre du jour et repris les mots du praticien ; l’information donnée en retour a été plus spécifique — sans allonger la consultation.Lire sur PubMed
  4. Tu T, Schaekermann M, Palepu A, et al. Towards conversational diagnostic artificial intelligence Nature. 2025;642(8067):442-450. PMID 40205050.Étude randomisée en double aveugle, 159 scénarios cliniques joués par des acteurs-patients en consultation écrite. Le système AMIE a été jugé supérieur aux médecins généralistes sur la quasi-totalité des axes évalués, précision diagnostique comprise — sur des patients simulés, pas sur des patients réels.Lire sur PubMed
  5. Wallace W, Chan C, Chidambaram S, et al. The diagnostic and triage accuracy of digital and online symptom checker tools: a systematic review npj Digit Med. 2022;5:118. PMID 35977992.Revue systématique de 10 études sur les orienteurs de symptômes grand public : précision diagnostique de 19 à 37,9 %, précision d’orientation de 48,8 à 90,1 %. Les auteurs concluent à un risque pour la sécurité des patients.Lire sur PubMed
  6. Kessels RPC. Patients’ memory for medical information J R Soc Med. 2003;96(5):219-222. PMID 12724430.Revue de la littérature : les patients ne retiennent qu’une part de ce qui leur est dit en consultation, et une part notable de ce qu’ils retiennent est retenue de travers.Lire sur PubMed

Dokto est un outil de préparation de consultation. Il n’est pas un dispositif médical, ne pose aucun diagnostic, n’effectue aucun tri et ne se substitue à aucune décision médicale. Aucun essai publié n’a mesuré l’effet d’une préparation conduite par IA sur la consultation qui suit, en cabinet de ville : nous ne le prétendons nulle part sur ces pages, et nous ne le prétendrons pas au téléphone. Les pages hébergement de données de santé et RGPD détaillent l’état de notre conformité. Vous cherchez à consulter pour des patients en téléconsultation plutôt qu’à équiper votre salle d’attente ? C’est par ici.