Mise en œuvre

Installer Dokto en salle d’attente : ce que ça change concrètement

7 septembre 2026 · 6 min de lecture · Dokto

Les cinq articles précédents portent sur le pourquoi. Celui-ci porte sur le comment : ce que le patient voit, ce que le secrétariat fait, ce que le médecin reçoit, et comment tout cela se met en service chez vous.

Côté patient

  1. Il scanne, ou pasUne affiche en salle d’attente, un QR code. Pas d’application à installer, pas de compte à créer, pas d’e-mail demandé. Un patient qui ne scanne pas est un patient ordinaire : la consultation se déroule comme avant.
  2. Il accepte, ou il fermeCe qui est fait de ses réponses, qui les lira, combien de temps elles sont conservées. Puis il continue ou il n’en fait rien.
  3. Il raconteUn entretien conduit question par question, qui suit ce qu’il vient de dire au lieu de dérouler un formulaire : le motif, la chronologie, les caractéristiques, les traitements en cours, ce qui l’inquiète. Cinq à dix minutes selon le motif.
  4. Il s’arrête quand il veutIl est appelé, il n’a pas fini : ce qui a été dit est déjà exploitable. Une préparation incomplète vaut mieux qu’une préparation qui retarde l’entrée en consultation.

Côté médecin

Une page, structurée toujours de la même façon : motif, histoire de la maladie, antécédents et traitements déclarés, éléments d’alerte relevés dans les propos du patient, et ce que le patient dit attendre de la consultation. Trente secondes de lecture avant d’ouvrir la porte.

Ce que la page ne contient pas est aussi important : aucune hypothèse diagnostique, aucun degré d’urgence, aucune conduite à tenir. C’est un propos rapporté, pas un avis. Le sujet est traité en entier dans « Ce qu’une IA ne doit pas faire dans un cabinet ».

Le compte-rendu est également disponible pour le patient, ce qui répond à l’autre bout du problème : ce qui se dit en consultation est mal mémorisé, et une trace écrite compense une partie de cette perte Kessels.

Côté secrétariat

Rien. C’est un objectif de conception, pas une facilité de langage : toute installation qui ajoute une tâche au secrétariat meurt en trois semaines. Pas de compte à ouvrir, pas de tablette à désinfecter et à recharger si le cabinet choisit le QR code, pas de liste à tenir.

La seule chose qui compte, et elle compte beaucoup : quelqu’un doit dire « vous pouvez préparer votre consultation en scannant l’affiche » au moment de l’arrivée. C’est la seule consigne que nous donnons au secrétariat, et c’est aussi la seule qui sépare une installation qui prend d’une affiche que personne ne regarde.

Ce que comprend l’installation

Tout est fourni. Il n’y a ni matériel à acheter, ni logiciel à poser sur les postes du cabinet, ni intervention sur votre réseau.

  • Les affiches de salle d’attente, avec le QR code propre à votre structure — deux formats, à poser ou à encadrer.
  • L’espace praticien, où chacun retrouve les synthèses de ses patients du jour, effacées ensuite selon la durée de conservation que vous fixez.
  • Le compte-rendu au format PDF, côté médecin comme côté patient.
  • Les documents de conformité : contrat de sous-traitance, mentions d’information patient, réponses écrites aux huit points de la check-list.
  • Un interlocuteur unique, joignable, qui connaît votre installation.

La mise en service, étape par étape

  1. Un échange de trente minutesVotre organisation, vos motifs de consultation les plus fréquents, ce que vous voudriez trouver écrit sur la feuille en ouvrant la porte. C’est cet échange qui règle la synthèse sur votre pratique.
  2. Les documents, avant tout le resteContrat de sous-traitance et réponses écrites aux huit points de conformité, transmis avant l’installation — votre délégué à la protection des données doit pouvoir les lire avant que vous signiez, pas après.
  3. La mise en place, en une séanceLes affiches arrivent, les comptes praticiens s’ouvrent, le secrétariat reçoit sa consigne unique. Rien à installer sur vos postes.
  4. Un point à quatre semainesCe qui est lu, ce qui est faux, ce que les patients ne font pas. Si ça n’apporte rien, on le dit et on s’arrête : un outil qui se prolonge sans effet mesurable ne sert ni à vous ni à nous.

Sources

Chaque référence a été vérifiée sur PubMed. La phrase sous chaque entrée dit ce que l’étude a mesuré, pas ce qu’on aimerait qu’elle dise.

  1. Kessels RPC. Patients’ memory for medical information J R Soc Med. 2003;96(5):219-222. PMID 12724430.Revue de la littérature : les patients ne retiennent qu’une part de ce qui leur est dit en consultation, et une part notable de ce qu’ils retiennent est retenue de travers.Lire sur PubMed
  2. Wallace W, Chan C, Chidambaram S, et al. The diagnostic and triage accuracy of digital and online symptom checker tools: a systematic review npj Digit Med. 2022;5:118. PMID 35977992.Revue systématique de 10 études sur les orienteurs de symptômes grand public : précision diagnostique de 19 à 37,9 %, précision d’orientation de 48,8 à 90,1 %. Les auteurs concluent à un risque pour la sécurité des patients.Lire sur PubMed
  3. Kinnersley P, Edwards A, Hood K, et al. Interventions before consultations to help patients address their information needs by encouraging question asking: systematic review BMJ. 2008;337:a485. PMID 18632672.33 essais randomisés, 8 244 patients. Préparer le patient avant la consultation augmente le nombre de questions posées et sa satisfaction — de façon significative, mais d’ampleur modeste.Lire sur PubMed

Installer Dokto dans votre salle d’attente

Laissez-nous vos coordonnées : nous vous rappelons sous 48 h ouvrées pour l’échange de trente minutes, et nous répondons par écrit aux questions de conformité avant toute décision.

À lire ensuite

Cet article s’adresse à des professionnels de santé. Dokto est un outil de préparation de consultation : il n’est pas un dispositif médical, ne pose aucun diagnostic, n’effectue aucun tri et ne se substitue à aucune décision médicale. L’ensemble du dossier est rassemblé sur la page Dokto pour les cabinets.